Survol de 30 années d'histoire

FONDATION


À l'automne 1979, des retraités, parrainés par messieurs Marc-Antoine Lemire et Aimé Beauchamp, recherchent une association dont les activités seraient culturelles : musique, peinture, cours, conférences, groupes de discussions, échanges littéraires, voyages, etc. Ils s'adressent en vain à la FADOQ. Ils décident donc de fonder une association culturelle capable de répondre à ces aspirations.

Début 1980, un conseil d'administration provisoire est mis sur pied. La présidence est confiée à M. Aimé Beauchamp, la vice-présidence à M. Marc-Antoine Lemire. Ce premier conseil d'administration voit à obtenir les lettres patentes de la corporation et s'applique à bien cerner les besoins des adhérents. Le collège Ahuntsic met gratuitement un local à la disposition de la nouvelle association. Un peu plus tard, c'est l'école Georges Vanier qui offre l'hébergement du groupe jusqu'en 1981. L'association est très tôt en rupture avec la FADOQ qui refuse de la reconnaître alléguant qu'elle s'adresse davantage aux intellectuels et aux personnes financièrement aisées qu'à l'ensemble des personnes retraitées. L'offre d'activités culturelles étant très en demande le nombre d'adhérents croît et le besoin de se donner des assises solides est vite ressenti.

Le 22 janvier 1981, le gouvernement du Québec remet les lettres patentes de la nouvelle corporation ALLIANCE CULTURELLE L.A.C. dont les administrateurs sont Aimé Beauchamp et Marc Lemire, enseignants retraités et Germaine Crépeau, infirmière retraitée. À la première assemblée générale des membres un conseil d'administration est élu conformément aux règlements de la corporation; M. Marc Lemire est nommé président; Mesdames Yvonne Leboeuf, Germaine Crépeau, Jeanne Dufresne, Claire Duchesne, Monique Cloutier ainsi que M. Edouard Lalumière assistent le nouveau président. L'Alliance culturelle choisit pour devise : DIGNITÉ, AMOUR, SÉRÉNITÉ

En 1982 la candidature de l'Alliance culturelle est soumise au centre Berthiaume-Du Tremblay de la fondation du même nom. Ce centre regroupe plusieurs associations vouées au soutien et au bien-être des personnes âgées. Ce partenariat s'avérera une chance inouïe pour l'Alliance culturelle. Il lui permettra d'avoir pignon sur rue et le support de l'équipe du centre contribuera à son rayonnement. Les objectifs communs créeront au fil des ans des liens solides de partage, de respect et d'entraide.

La corporation se dote rapidement de plusieurs comités. En 1983, on tient à la maison mère des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame un premier colloque intitulé : Courage, Confiance, Tendresse pour assumer notre devenir. On souligne le 5ème anniversaire de la fondation au même endroit par un autre colloque qui a pour thème À valeurs nouvelles, virages nouveaux. Ces réflexions confirment les valeurs qu'on entend véhiculer dans la corporation.


En 1986 l'Alliance culturelle fait de ses causeries une activité hebdomadaire. La salle communautaire du centre s'avère rapidement trop exiguë. On choisit une salle plus appropriée au sous-sol de l'église St-Jude.

Conformément à nos règlements, M. Lemire quitte la présidence en 1986 après trois mandats. On ne saurait passer sous silence le travail discret mais combien efficace de son épouse Mme Rose Gladu-Lemire qui, dès 1981, remplace la secrétaire de la corporation et qui, de 1984 à 1991, occupe le poste de directrice du comité des causeries.

1986-1996


La corporation continue d'évoluer colorée et enrichie par l'apport des présidences et des conseils d'administration successifs. Les comités prennent de l'expérience et de plus en plus l'Alliance culturelle s'affirme comme une référence pour les retraité(e)s du secteur Ahuntsic et de la région de Montréal. Durant cette décennie, quatre personnes assumeront les destinées de l'Alliance : mesdames Marguerite Hogue-Charlebois, Hélène G.-Thibault, Gilberte Rivest et monsieur Jean Naud. Soucieux des attentes des membres, les conseils d'administration et les comités voient à diversifier les activités : cours, voyages, pièces de théâtre, chorale, forums, visites industrielles, musées…. La fraternité se manifeste de mille et une façons et en plus de combler la soif d'apprendre de tous, on répond aux désirs de solidarité et de chaleur humaine.

En 1989, le 10ème anniversaire est souligné avec éclat. Les activités sont réparties sur toute l'année : expositions d'œuvres des membres, création d'un macaron, d'une chanson sur le thème du 10ème , pièce de théâtre composée et jouée par des amateurs alliancistes, journée colloque tenue à l'amphithéâtre de Notre-Dame-de-la-Merci : Les aînés face aux années 90. Que de beaux souvenirs meublent le cœur des pionniers de notre organisme! L'année se termine par un dîner au Buffet Crystal, repas bercé par la chorale qui interprète la chanson thème du 10ème laquelle fut primée au terme d'un concours adressé aux membres.

Le temps file et les bénévoles tant au conseil d'administration que dans les comités peaufinent le savoir-faire de l'Alliance. Le nombre de membres s'accroît d'année en année et l'éventail d'activités se doit de nourrir tous ces membres avides de culture, de sorties, de voyages, de concerts et de cours. Les 15ème et 20ème anniversaires sont soulignés avec autant de panache que les précédents.

Comme dans nos vies personnelles, les organismes subissent des soubresauts. L'année 1995 sera une année difficile pour l'Alliance. Un litige oppose le conseil d'administration à divers comités. Le projet d'un code de déontologie mène à la démission du président, monsieur Jean Naud, et de 5 des 6 membres du conseil d'administration. Trois responsables de comités soumettent par solidarité leur démission si le projet vient à régir les comités. L'Alliance se retrouve pendant quelques mois dans un climat d'insécurité. L'assemblée générale d'avril 1996 élit un nouveau conseil d'administration et décide de la mise en veilleuse du projet. L'esprit de collaboration, la bonne volonté et l'ardent désir de poursuivre réussissent à dénouer l'impasse.


1996-2005


L'arrivée massive de nouveaux retraités crée une explosion de la clientèle. Le nouveau conseil d'administration sous la présidence de M. Bernard Archambault n'a d'autres choix que de multiplier les activités. On ajoute une session d'été. L'afflux de 800 personnes et plus exerce une forte pression sur nos bénévoles. Les comités, le secrétariat et le conseil d'administration sont de plus en plus sollicités. L'informatisation devient essentielle. Monsieur Archambault consacre d'innombrables heures afin de produire un logiciel sur mesure. Les conférences et matinées musicales à St-Jude intéressent de plus en plus de membres. De 1998 à 2004, près de 40 000 personnes se présentent à nos rendez-vous hebdomadaires. Les cours et ateliers et les visites et concerts en attirent tout autant.

Cette affluence oblige à revoir de fond en comble la procédure des inscriptions. Il faut structurer les journées d'inscriptions afin que tout se déroule dans l'ordre. La santé financière de l'Alliance s'améliore et permet l'achat d'équipement plus adéquat. À St-Jude, la salle fait peau neuve : 200 nouvelles chaises, un écran plus grand, des microphones, un projecteur haut de gamme…. Autant d'éléments permettant un rendement de qualité. Le secrétariat subit lui aussi une cure de rajeunissement : nouvel ameublement, ordinateur plus performant.

Pour le millénaire naissant, le conseil d'administration confie à un comité ad hoc l'actualisation de nos règlements. L'assemblée générale d'avril 2001 approuve ce nouveau code régissant toutes les instances de la corporation.

En 2003, l'Alliance atteint 854 adhérents. Sous la présidence de monsieur Eddy Nault, de 2001 à 2005, l'Alliance culturelle poursuit allégrement l'œuvre déjà bien établie par les prédécesseurs. Comme par le passé, le conseil d'administration s'efforce d'harmoniser, de soutenir et de valoriser le travail et les initiatives des comités. Il vise également à encourager le plus possible les nombreux bénévoles qui font de l'Alliance culturelle une association dynamique, attentive et vouée au service des personnes aînées de la grande région métropolitaine.

En cette année du jubilé d'argent de l'Alliance culturelle, ce survol de notre passé révèle le travail colossal de nos membres d'hier et d'aujourd'hui. La réussite de notre implication sociale incite à nous investir davantage. La satisfaction, exprimée par la majorité de nos adhérents, justifie la fierté que nous éprouvons face au travail des gens qui s'impliquent dans notre corporation.


2005-2009


Sous la nouvelle présidente, madame Louise Archambault, les comités proposent un menu exceptionnel de cours pour l’année 2006 tels que : histoire du monde, philosophie, religion, littérature, musique et encore bien d’autres thèmes. L’année 2006 compte déjà 675 membres actifs ainsi que 70 bénévoles. L’année suivante, le conseil d’administration reporte la date de la perception du renouvellement de la carte de membre de janvier à septembre. Ainsi les membres profitent d’une gratuité de huit mois. A la salle de l’église St-Jude, les matinées musicales sont maintenues et présentées mensuellement, complément des conférences du mercredi. A l’automne 2007, Madame Archambault entreprend son troisième et dernier mandat. Outre un programme habituellement bien chargé, le conseil d’administration présente la tenue d’un colloque pour avril 2008. Le thème choisi est « Ma retraite…entre rêve et réalité », sujet d’intérêt passionnant pour les retraités.

En septembre 2008, l’équipe de madame Danielle Lemire, nouvelle présidente élue, présente un programme très varié : cours, conférences, visites, concerts et bien d’autres activités culturelles. Le bulletin d’information nous apprend que madame Lemire est la fille du premier président élu de l’organisme. Voilà un bel exemple d’une famille dévouée à encourager la culture auprès des aînés. Durant la première année de sa présidence, l’organigramme de la corporation est révisé afin de spécifier le mandat de chacun des dix comités. De plus, le conseil d’administration adopte le guide de reconnaissance des bénévoles servant comme outil de références. En 2009, un comité de relève des bénévoles a été mis en place pour assurer la continuité des activités éducatives aux personnes âgées. De plus, une étude du profil des membres est initiée en vue de mieux connaître les besoins des membres.